Vol au Louvre : une société israélienne dit avoir été mandatée pour enquêter
Un cambriolage spectaculaire a secoué le célèbre musée parisien en ce début de semaine. L’affaire implique une société de renseignement étrangère et suscite des interrogations sur les mesures de sécurité des institutions culturelles françaises.
Un larcin d’exception au cœur de Paris
Le lundi 20 octobre, le musée du Louvre a été victime d’un vol audacieux. Huit bijoux considérés comme inestimables ont disparu des vitrines de l’établissement, laissant les autorités face à une enquête particulièrement sensible.
Ce cambriolage rappelle d’autres affaires similaires ayant ciblé des musées européens ces dernières années, suggérant un réseau organisé spécialisé dans ce type d’opérations.
Controverse autour de l’enquête
Une information troublante est venue compliquer cette affaire. Une entreprise israélienne spécialisée dans le renseignement, CGI Group, a prétendu avoir été sollicitée par le prestigieux musée français pour mener l’enquête sur cette disparition.
Cette société basée à Tel-Aviv a indiqué publiquement avoir reçu une demande d’assistance de la part du Louvre pour retrouver les précieux bijoux.
Démenti catégorique du Louvre
Face à ces allégations, la réaction du musée ne s’est pas fait attendre. « La direction du Louvre dément », a déclaré l’institution à l’AFP, rejetant catégoriquement l’idée d’avoir fait appel à des services étrangers pour cette enquête.
Ce démenti soulève des questions sur les raisons qui ont poussé CGI Group à affirmer avoir été contactée.
Qui se cache derrière CGI Group ?
L’entreprise israélienne au cœur de cette controverse n’est pas inconnue dans le milieu de la sécurité internationale. CGI Group est codétenue par Zvika Naveh et un ancien responsable du Shin Bet, le service de sécurité intérieure israélien.
Cette organisation dispose donc de connexions de haut niveau dans les milieux du renseignement et de la sécurité.
Des antécédents prometteurs
Malgré la controverse actuelle, CGI Group peut se targuer d’un succès retentissant dans une affaire similaire. En 2019, l’entreprise avait contribué à la récupération d’un butin estimé à près de 113 millions d’euros, dérobé dans un musée de Dresde.
Cette expérience pourrait expliquer pourquoi son nom circule dans l’affaire du Louvre, même si le musée français nie tout contact.
Le clan Remmo, spécialiste des vols de musées
Suite à l’affaire de Dresde mentionnée précédemment, la police avait procédé en novembre 2020 à l’arrestation de trois suspects. Ces individus appartenaient au clan Remmo, une organisation criminelle d’origine libanaise bien connue des services de police européens.
Un passé chargé
Ce n’était pas la première fois que le clan Remmo défrayait la chronique. Le groupe avait déjà fait parler de lui en 2017 lors du vol spectaculaire d’une pièce d’or de 100 kilogrammes au Bode-Museum de Berlin.
Cette spécialisation dans les vols de musées pourrait amener les enquêteurs à examiner de près l’éventuelle implication de cette organisation dans l’affaire du Louvre, bien qu’aucun lien n’ait été établi à ce stade.

